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Qualité de l'air

La MEL soutient financièrement le réseau de surveillance de la qualité de l’air sur son territoire depuis 1979. Ce réseau a été régionalisé en 2005.

La surveillance de la qualité de l’air est désormais assurée par Atmo Hauts-de-France, association agréée par le Ministère de l’écologie, du développement durable et de l’énergie. Ses rôles : assurer le suivi des polluants atmosphériques réglementés et informer le public.


Que se passe t'il en cas d'épisode de pollution ? 

Le niveau de fond de la pollution atmosphérique sur le territoire régional est en permanence élevé. Des conditions météorologiques défavorables à la dispersion des polluants entrainent alors un pic de pollution. Selon l’intensité de l’épisode de pollution, le préfet peut déclencher deux types de procédures :

1.  Une procédure d’information et de recommandation : Elle correspond au dépassement du seuil réglementaire de 50µg/m3. Le préfet déclenche des actions d’information auprès du public, des maires, des établissements de santé et diffuse des recommandations sanitaires pour limiter les émissions de polluants.

2.  Une procédure d’alerte : Elle correspond au dépassement du seuil de de 80µg/m3. En complément des mesures prévues par la procédure d’information et de recommandation, le préfet déclenche des mesures réglementaires de restriction ou de suspension de certaines activités polluantes. Celles-ci, décidées en fonction des caractéristiques de l’épisode de pollution, peuvent notamment imposer des réductions de la vitesse sur les axes routiers voire la mise en place de la circulation alternée.

 


Gratuité des transports en commun lors des pics de pollution 

La Métropole Européenne de Lille a adopté la gratuité des transports en commun lors des pics des pollution. Depuis le 1er janvier 2020, le libre accès aux bus, métros et tramways a été autorisé en cas de déclenchement de la circulation différenciée par le Préfet. Cette mesure poursuit deux objectifs principaux : réduire la pollution de l’air respiré par les métropolitains, et contribuer à changer les comportements. 


Vers la zone à faibles émissions

On le sait, les voitures et camions sont responsables d’une partie de la pollution de l’air dans la métropole. Améliorer la qualité de l’air passe donc notamment par la réduction de cette source de pollution. Cela signifi e utiliser moins la voiture, et circuler avec des véhicules plus récents et moins polluants. « La Métropole se doit d’agir pour lutter contre la pollution, pour améliorer la santé de l’ensemble des Métropolitains », déclare Christiane Bouchart, vice-présidente en charge du Développement durable. Le Conseil métropolitain du 28 juin a voté une délibération engageant la MEL et un ensemble de communes volontaires dans la mise en place d’une zone à faibles émissions (ZFE). À compter de 2021, les véhicules les plus polluants n’auront progressivement plus le droit d’y circuler. Celle-ci s’insère dans un ensemble de politiques cohérentes – le plan santé environnementale, le Plan Climat Air Énergie Territorial, la révision générale du Plan de Déplacements Urbains – et vient en complément du SDIT.

Quels véhicules sont concernés ?

À terme et selon des modalités à préciser, les voitures particulières, les utilitaires et les poids lourds « non classés » ou sans vignette, ayant une vignette Crit’Air 4 et 5, qu’ils soient résidents ou non de la zone. En 2016, ces véhicules représentaient environ 23 % du parc automobile du territoire métropolitain.

Comment ça marche ?

L’interdiction de la circulation pour les véhicules les plus polluants s’appliquera jour et nuit, tout au long de l’année et pas seulement en cas de pic de pollution comme c’était le cas jusque-là. Il s’agit ainsi d’agir sur la pollution de fond et de contribuer ainsi à améliorer la qualité de l’air de façon permanente et durable.

Quelles communes engagées ?

Pour l’heure, onze communes se sont engagées de façon volontaire dans la démarche : Lille-Hellemmes, Lomme, Loos, Lambersart, La Madeleine, Marquette-lez-Lille, Saint-André-lez-Lille, Ronchin, Faches-Thumesnil, Haubourdin et Sequedin, soit 60 km2 et un bassin de vie de 340 000 personnes. Les contours précis de la zone seront définis dans les mois à venir, en concertation entre la MEL, l’État, ces communes, et en accueillant d’autres communes qui pourraient être intéressées par la démarche.

Les grands axes autoroutiers sont-ils concernés ?

Oui, la Voie Rapide Urbaine (VRU, nationale 356), l’A25 et l’A1  sur les communes qui sont traversées (Lille, Loos, Haubourdin, Ronchin et Sequedin) figurent dans les réflexions sur la future ZFE.

À quelle échéance sera-t-elle mise en service ?

Engagée en 2017, une étude a confirmé l’opportunité de créer une ZFE, au regard de la diminution des émissions de certains polluants issues du trafic routier qu’elle permettrait. La démarche entre dans une nouvelle phase. La MEL et les communes vont désormais étudier les conditions précises de déploiement du projet et les modalités d’accompagnement des habitants. La ZFE pourrait être mise en place de manière progressive à l’horizon 2021.

Quel est le gain en matière environnementale ?

Moins de polluants dans l’air pour mieux respirer. L’interdiction de la circulation appliquée de manière permanente à ces véhicules les plus polluants au sein de la ZFE diminuerait de manière très significative les émissions dues au trafic routier : à l’intérieur de la ZFE moins 31 % d’oxydes d’azote, et jusque moins 36 % pour les particules très fines (PM2,5). La mesure permettrait également une diminution de ces polluants y compris à l’extérieur de la ZFE, à l’échelle de toute la MEL, pour tous ses habitants et usagers (moins 17 % d’oxydes d’azote, moins 22 % de PM2,5).

Existera-t-il des mesures d’accompagnement ?

La Métropole réfléchit à des mesures pour accompagner ce changement et en particulier encourager les citoyens à préférer les transports en commun ou le vélo. Ces dispositifs viendraient complèter les aides d’État déjà existantes pour les professionnels et les particuliers (prime à la conversion et bonus-malus écologique).